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Médecins du monde : des défenseurs de premier ordre

Afin de soutenir les défenseurs des droits humains ici au Canada, Amnistie internationale appuie le travail de Médecins du Monde. L’organisme agit auprès des personnes migrantes à statut précaire et de leurs familles, dont les enfants canadiens qui ne sont pas couverts par le régime d’assurance  maladie du Québec, du fait du statut migratoire précaire de leurs parents.

Depuis la création de la clinique de Médecins du Monde en 2011, plus de 10 000 personnes ont bénéficié des services du programme pour les personnes migrantes.

Cette clinique est unique au Québec, et représente la seule possibilité pour ces hommes, ces femmes et ces enfants de recevoir les soins de santé dont ils ont tant besoin.

Au Canada, Médecins du Monde est portée par 397 bénévoles, dont 90 médecins ; une équipe de professionnels engagés, tous des défenseurs des droits humains de premier ordre. En s’appuyant sur les valeurs de l’engagement, de l’équité et de l’humanité, les membres de Médecins du Monde veulent un monde où la santé est réellement un droit.

Dans le cadre de notre campagne avec Médecins du Monde, nous demandons que tous les enfants canadiens qui vivent au Québec soient couverts automatiquement par le régime d’assurance maladie du Québec, quel que soit le statut migratoire de leurs parents.

 

Marianne Leaune-Welt

Travailleuse sociale

« Avec Médecins du Monde, on touche au cœur du travail social : l’accès aux droits fondamentaux. J'ai accompagné plusieurs parents d’enfants canadiens, mais je n'ai jamais été capable de négocier un accès à la RAMQ, même pour un enfant avec le cancer. Il y a aussi le cas d’une femme, victime de violence conjugale, qui ne parvenait pas à avoir accès à la RAMQ pour son enfant, car elle-même n’y avait pas accès. L'enfant doit-il être remis au père violent, citoyen canadien, pour y avoir accès ? »

Nadja Pollaert

Directrice générale de Médecins du Monde Canada

Nadja Pollaert

« Ce qui m’indigne le plus, c’est de voir les parents angoissés et en désarroi parce que leur enfant est malade et qu’ils ne savent pas vers qui se tourner. Ce sont des moments où j’éprouve une grande fierté quand Médecins du Monde, avec ses centaines de bénévoles, est là. »

DR Nicolas Bergeron

Médecin et président de Médecins du Monde Canada

DR Nicolas Bergeron

« Je suis toujours ému quand j’observe que le meilleur soin pour une personne souffrante ou vulnérable est de s’assurer qu’elle reprenne un peu de pouvoir et qu’elle ne soit pas seule. »    

Jaëlle Rivard

Infirmière depuis septembre 2016

Jaëlle Rivard

« Cela me révolte de voir des gens dans situations critiques privés de soins essentiels. J’ai rencontré une femme qui devait avoir une césarienne parce qu’elle avait des fibromes. Il fallait qu’elle se présente à la salle d’accouchement à 39 semaines pour l’obtenir. Elle a été refusée. On lui a dit de revenir quand le travail allait commencer, ce qui allait mettre la vie de son bébé en danger.»

Véronique Houle

Directrice des opérations

Véronique Houle

« Je suis incapable d’accepter que des gens soient laissés pour compte. Cela m’indigne.
Je fais ce métier parce que des gens sont ostracisés, que des droits sont bafoués. J’ai été vraiment émue quand un homme accompagné de son fils est arrivé à la clinique et m’a dit : "Je ne vais pas très bien, je souffre depuis plusieurs années", sans se sentir à l’aise pour m’en dire plus. Il était venu avec son peu de biens de valeur sentimentale, craignant que Médecins du Monde ne soit pas un endroit sûr et qu’il se retrouve en détention. Il ne savait pas s’il pouvait faire confiance à Médecins du Monde. Mais il n’avait plus le choix, et il a bien fait. Cet homme a fait confiance à Médecins du Monde, et il était désormais moins seul. »

Isabelle Brault

Étudiante bénévole en travail social

« À la clinique, nous touchons à une population très vulnérable et difficile à rejoindre. L’aide qui est apportée à ces populations est importante, notamment le plaidoyer et la défense des droits. Il est inacceptable que des enfants nés ici et qui vivent au Québec n’aient pas accès à la RAMQ. En participant aux activités de la clinique, j’ai l’impression d’apporter ma petite goutte d’eau. »